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Analyse: Un citoyen, une patrie

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Beaucoup de mots fusent, beaucoup d’émissions là-dessus, la citoyenneté est ce terme-maître de la démocratie qui a plus d’attrait en Guinée que d’effet. Pour la citoyenneté, nous allons beau célébrer mais ne servira à rien en dehors de l’éducation continue et motivée du peuple. C’est une ironie de voir un pays organiser la semaine nationale de la citoyenneté, pendant que l’éducation civique n’occupe qu’une heure dans la semaine à l’école.

Les Guinéens forment physiciens et historiens mais pas le type de personne Guinéen. Ils élèvent fils et filles mais pas d’enfants de Guinée. Et voilà pourquoi l’accent nationaliste peine à mûrir dans cette nation, même après 60 ans. Pour faire du peuple un peuple, il faut le prendre entant qu’un simple amas d’hommes et de femmes vivant sous une instance politique mais pour faire du peuple une nation il faut lui apprendre son identité commune,  malgré qu’il le sache déjà.

 Car il le sait toujours avec indifférence, vue l’effet de la proximité des identités sociales de base. Je sais de quoi je parle. Le seul problème en Afrique est le fait qu’il y ait difficilement de citoyennetés africaines.  Il existe des nationalités toujours  reléguées au second plan par la force des croyances identitaires plus restreintes. Compatriotes, il faut que l’identité nationale prévale sur l’identité sociale pour que la barque dans laquelle nous sommes, puisse avoir l’unique direction.

En dehors de cela nous resterons figés ou nous couperons la barque en mille morceaux. Une fois que cette identité sera constituée, alors la démocratie s’établira et le progrès s’ébauchera, par l’existence d’un type nouveau: le citoyen guinéen.

Qu’est-ce que le citoyen ?

Le citoyen se définit dans les dictionnaires comme une personne ayant un lien de nationalité avec un pays. Mais les valeurs du citoyen résident dans sa graphie: C I T O Y E N. Voyageons donc à l’intérieur de ce mot.

C(CADRE): le citoyen est un pilier pour le pays. Il se doit qu’il soit muni des savoirs et consciences nécessaires qui répondent aux besoins et contraintes de sa nation. La connaissance de la loi, le métier, l’histoire du pays, les défis de la nation, voire les acquis, faiblesses et atouts de sa patrie…

I(IMPLIQUÉ): l’implication est un facteur valorisateur de la citoyenneté. Le citoyen se doit être une personne ayant une conscience d’acteur dans le devenir de sa nation. Très moins que cela soit-il, l’action participative du citoyen est toujours bénéfique.

T(TRAVAILLEUR): le citoyen doit avoir une force de création de valeurs, de biens. Le meilleur citoyen est celui qui travaille. Il travaille pour soi pour mieux être, pour que mieux soit la nation. C’est très évident que l’homme démuni est plus difficile à nourrir que celui qui a peu chez soi. Le propriétaire de valeurs est plus intéressant à impliquer. Admettons. Il doit se mettre en valeur pour que le pays soit la terre des valeurs.

O(ORDONNÉ): le citoyen est un type discipliné. Il doit avoir conscience et volonté de respecter l’ordre établi dans le pays. Il est celui qui revendique avec ordre, pardonne avec ordre, désobéit avec ordre. Qui parle d’ordre, évoque loi, coutume et habitude agréée.

Y(YACHTMAN): le citoyen est le conducteur d’un bien qui réunit plaisance, confort et utilité. Ce yacht ou ce bien est la patrie. Le pays est notre navire de choix qui nous donne le confort et bien-être par sa convenance et ses ressources. Nous devons prendre soin de la nation et la conduire avec attention. Nous sommes tous des yachtmans. 

E(ÉLEVÉ): le citoyen est le détenteur de la citoyenneté. La citoyenneté est une lourde charge car c’est une responsabilité de se surpasser au service de l’idéal national qu’est le devenir durable et aisé de tous. Le citoyen est celui qui surpasse ses réalités personnelles au profit du pays. Son identité sociale, ses croyances, quelquefois ses intérêts pour la patrie.

N(NATIONAL): le citoyen vit dans un contexte national. C’est un individu national, c’est un travailleur national, c’est un soussou guinéen, un peul guinéen, un forestier guinéen. Son adjectif de nationalité est toujours placé après ses identités individuelles parce qu’elle est prise dans son acception propre.

Tout cela s’acquiert à 50 % par l’éducation nationale (civique, patriotique), 20% par le système de gouvernance et 10% par l’implication de la famille à la base, 10% par l’attraction des citoyens modèles et 10% par la force de la volonté de bâtir un avenir heureux et grand dans lequel la nation sera en mesure de rivaliser avec les autres nations. 

CAMARA MOUSSA AFFAKI.

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