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Garde à vue en Guinée: Prisons ou mouroirs? Adrien des MDT fait le grand déballage

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Les textes juridiques sont très clairs sur le délai de la garde à vue des présumés coupables d’infractions transférés dans les différentes maisons d’arrêts. Il est de 24 heures renouvelable une seule fois, ceci dit que la durée maximale de la garde à vue est de quatre jours. Force est de reconnaître que ce délai n’est pas respecter de nos jours dans la majorité des prisons du pays.

Une situation condamnée avec la dernière énergie par l’organisation non gouvernementale de lutte pour la défense des droits des citoyens, Mêmes Droits pour Tous MDT. Son coordinateur national en Guinée, Adrien Tossa regrette le fait que jusqu’à présent le pays n’arrive pas respecter cette procédure élémentaire en matière de gestion des maisons d’arrêts.

« La détention préventive dans beaucoup de maisons d’arrêts est largement au- delà du seuil tolérable, des gens restent long temps en attente du jugement pour être situé sur leur sort, alors que les textes qui nous gouvernent imposent des délais à la justice pour le faire, ce qui n’est souvent pas respecté, et qui entraîne des detentions préventives qui tombent dans l’illégalité », dénonce- t- il.

Depuis plusieurs années de lutte avec des partenaires, l’ONG n’arrive toujours pas à atteindre son but. Celui du respect de la durée de la détention préventive, mais tout de même, ses acteurs ne comptent pas baisser les bras, tout en impliquant toutes les institutions de la justice pénale en Guinée, a précisé Adrien Tossa.

« Qu’on soit magistrat de parquet, juge d’instruction, juge de siège, officier de police judiciaire ou avocat, on est tous impliqués dans ce processus de dépénalisation des délits mineurs. Car, cette action vise à lutter contre la sur population carcérale ».

Il soutient que cela pourrait également être un facteur de respect des conditions de vie dans les maisons d’arrêts.

« Déjà que l’état en terme de moyens, en terme d’infrastructures pénitentiaires, peine a géré ce qui est là, si on constate du jour en jour que la population carcérale évolue alorsque, les sorties de prisons se comptent du bout des doigts, ça va engendré d’avantage la surpopulation carcérale. Toute chose qui conséquemment entraine des violations graves des droits de l’homme », fait remarquer le défenseur des droits de l’homme.

Au moment que les autres nations font de leurs prisons des camps de redressement et de métier, en Guinée le constat révèle que, nos prisons sont des camps de destructions massives des bras valides. Espérons que cette ONG puisse faire respecter la durée de la garde à vue dans les différentes prisons.

« En attendant, des innocents sont en train de purger illégalement dans nos maisons d’arrêts », déplore Adrien Tossa.

OSMAN…pour investigatorguinee.com

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