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Sory Camara président de FEGEDEG « Il y’a plusieurs déchets qu’on peut valoriser notamment les plastiques, les déchets de BTP, les déchets des hôpitaux, les papiers »

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Dans cette interview accordée à notre rédaction, le président de la Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée (FEGEDEG) a élucidé à la fois les objectifs, quelques actions réalisées mais aussi les problèmes auxquels sa fédérations fait face depuis sa création en 2018.

Investigatorguinee : Présentez-vous

Sory Camara : Je m’appelle Sory Camara, le président de Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée, directeur général de la SOCOMOGUE. A côté de cela je suis expert en analyse et évaluation du projet et du développement durable.

Faites une brève présentation sur votre fédération ?

La Fédération des Gestionnaires des Déchets de Guinée FEGEDEG est une fédération composée de faîtières, des PME, des ONG qui évoluent dans la chaîne de valeur de l’assainissement. C’est-à dire de la pré-collecte des déchets, la collecte, de transfert, de trie, de prétraitement et le traitement, le recyclage, la valorisation et l’élimination des déchets. Alors elle est composée d’une vingtaine de commissions composées de pré-collecteurs, collecteurs, recycleurs… qui sont tous dans la ville de Conakry et à l’intérieur du pays.

Quels sont vos objectifs ?

La vision dans laquelle la fédération a été créée, c’est d’abord accompagne  le gouvernement dans l’élaboration et la mise en œuvre de la politique nationale de l’assainissement et de salubrité publique, c’est notre premier point.

Deuxième c’est de travailler dans le cadre du partenariat public-privé afin de prévenir et gérer les différents types de déchets. Le troisième objectif c’est de mettre en place un système de veille, de prévention et de proposition des solutions alternative au problème de gestion des déchets. Car il ne s’agit pas de dénoncer à tout moment, mais il faut proposer à l’Etat, aux partenaires et à la population ce qu’il faut pour gérer les déchets. Le quatrième point il s’agit d’analyser et de vulgariser la règlementation sur la gestion des différents types de déchets. Ensuite il s’agit de faire la promotion de la formation, de traçabilité et de proposer des solutions scientifiques dans la gestion des ordures.  

Quelles sont les déchets qui peuvent-être valorisées ?

Il y’a plusieurs déchets qu’on peut valoriser notamment les plastiques, les déchets de BTP, les déchets des hôpitaux, les papiers, les liquides…, donc il y’en a beaucoup. Mais quand je prends ces différents types de déchets, il n’y a pas de filaires avales. Mais aujourd’hui la fédération s’inscrit dans cette vision afin de créer une valeur ajoutée à ces différents types de déchets.

Quand n’est-il de l’implantation de la fédération dans les cinq communes et à l’intérieur du pays   

Nous avons nos représentants dans les 5 communes de la ville de Conakry, et nous avons nos représentants dans toutes les régions du pays. Aujourd’hui le taux de couverture de la fédération sur le plan national est de 65%. Cependant, la mise en place des antennes n’est pas ce qui est important, mais il faut que les acteurs mis en place œuvrent dans le cadre de la gestion durable des déchets. Et aujourd’hui nous sommes très bien représentés et nous travaillons avec nos différentes antennes qui nous permettre de faire le fonctionnement de la fédération.

Depuis la création de votre fédération en 2018, quelles sont les actions concrètes réalisées ?     

Bon depuis 2018, nous avons eu à faire plusieurs activités. Notamment la mise en place d’un système de collecte et de valorisation des déchets. Dans ce système nous avons mis en place 20 commissions composées de ceux qui font la pré-collecte, la collecte, le transfert et on a renforcé la capacité de ces acteurs à travers une formation. Nous avons aussi accompagné les jeunes entreprises qui font les pavées écologiques. En outre nous avons fait la formation de 50 acteurs différents qui interviennent dans le cadre de la gestion des déchets etc.

  Quelles sont les stratégies que votre fédération compte mettre en place pour rendre réel le slogan ‘’Conakry ville propre ?

Je vais vous dire que la Guinée a beaucoup de spécialistes,  de cadres qui peuvent intervenir dans le cadre de la gestion des déchets solides, notamment les PME. Les PME ont une trentaine d’expérience, mais le problème, elles ne sont associées que dans la pré-collecte.  Et pourtant pour la gestion des déchets, il faut d’abord maîtriser la production des déchets, suivre les traces, c’est toute une  chaîne qu’il faut mettre en place.

Alors ce qu’il faut en termes de stratégie aujourd’hui, il faut d’abord identifier toutes les parties prenantes parce que la question de l’assainissement elle est purement transversale. Ce n’est pas un seul ministère qui peut faire ce travail, mais associer la partie publique, les organisations de la société civile, le secteur privé et les institutions.  

Quels les problèmes auxquels vous faites face ?

La fédération a de grandes ambitions par rapport à la gestion des déchets. Mais ce qui manque c’est l’appui, nos membres sont déterminés de mettre en place des petites unités industrielles mais il n’y a aucun fond pour les accompagner. Ensuite la plus part de nos recommandations ne sont pas exécutés conformément à ce que nous faisons. Donc il y’a des difficultés mais on tient bon.

Votre message à l’endroit du gouvernement ?   

Je vais d’abord dire au gouvernement de dialoguer avec la fédération, avec les faîtiers des PME, avec les différentes institutions qui entrent dans le cadre de l’assainissement afin de tenir compte de ce que les acteurs proposent qui sont intéressants. Autrement coopérer avec les organisations de la société civiles  pour la sensibilisation, la communication autour de tous les acquis, les programmes du gouvernement. Aux secteurs privés aussi de mettre en place la stratégie qui peut être appliquée par les PME et par les sociétés qui sont dans l’assainissement.

Votre mot de la fin ?

Je profite de cette occasion de présenter mes condoléances aux familles attristées suite l’inondation que nous avons enregistrée la semaine dernière dans le quartier Dapondi 3. Et je lance un appel à l’endroit des jeunes et femmes à s’intéresser à la gestion des déchets. Pour tout besoin la porte de la fédération reste grandement ouverte.

Interview réalisée par Moussa Keita pour investigatorguinee    

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