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Zogbélémou aux petits juristes,«On n’entre pas dans le débat constitutionnel, pour des raisons politiques»

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Professeur Maurice Togba Zogbélémou universitaire, enseignant- chercheur et avocat à la cour était ce lundi 3juin 2019, l’invité de parcours de nos confrères des Grandes gueules GG, d’espace Fm. Le très célèbre constitutionnaliste Guinée qui a publié une tribune récemment, provoquant des vagues au sein de l’opinion juridique et politique, dit assumer ses propos, outre les critiques les plus acerbes et infondés. Par ailleurs, l’ancien ministre de la justice affirme avoir émis « une idée juridique et non politique », quand à la nécessité de la modification constitutionnelle.

Dans cette tribune qui semble remuer le marigot politique, le professeur Maurice Toba Zogbélémou s’était prononcé sur la modification constitutionnelle et donné son point de vue en tant que spécialiste, c’est-à-dire, une analyse approfondie sur la modification ou pas de la constitution guinéenne. Après ses recherches et études objectives, le juriste a trouvé possible l’établissement d’une nouvelle en citant l’article 51 de la loi fondamentale en vigueur.

 » le président de la république peut, après avoir consulté le président de l’assemblée nationale, peut soumettre au référendum tout projet de loi ».

Une interprétation qui n’est pas partagée par tous, même par des juristes. Toute fois, Me Zogbélémou est resté clair.« Ce que jai fais d’abord, c’est un travail scientifique pour répondre à une question. Est ce qu’on peut changer de constitution? quand on change de constitution, les conséquences politiques c’est pas là le problème. Mais, est ce qu’on peut changer de constitution? C’est ce travail que j’ai fait », répondant à une question de l’un des chroniqueurs des GG.

« Je l’ai fait parce que je veux provoquer un débat intellectuel dans notre pays, nous avons été sevrés de cela et je suis heureux comme je l’ai dis dans ma contribution que depuis ma dernière contribution de Septembre 2018 à la crise à la cour constitutionnelle, les guinéens ont commence à s’intéresser à ces genres de débats et je suis très heureux », s’est-il vanté.

Pour lui, sa sortie a apporté quelques avancées dans le débat sur la constitution et par certains juristes. « Je suis très heureux et je remercie les hommes comme Maître Diallo, le jeune kolié, Souaré qui est en France, et puis un autre là qui, sans être d’accord avec moi, ont participé à ce débat en développant des arguments contraires aux miens, dans un style élégant courtois c’est ça un intellectuel », souligne t- il.

L’avocat a ensuite regretté les propos tenus malveillants tenus à son egard par des militants et non des intellectuels.

« Il ya un débat national sur la question d’une nouvelle constitution oui ou non? Ce que je demande à mes frères juristes, c’est qu’on n’entre pas dans ce débat à priori pour des questions politiques, en mélangeant l’analyse juridique avec l’analyse politique. Faisons l’analyse politique froidement. Ceux qui sont pour ou contre l’utilisation de l’article 51 qu’on le dise avec élégance, avec courtoisie nécessaire pour éclairer le peuple de Guinée qui seul au finish va décider. A partir de notre analyse déjà, que d’autres pensent qu’on soutient l’idée d’un troisième mandat, ce sont des conséquences d’une analyse politique. Je ne suis pas arrivé là dans ma contribution. Nous souhaiterions un débat serein pour que nous puissions faire avancer le débat intellectuel dans ce pays », a laissé entendre prof Maurice Toba Zogbélémou.

Osman pour investigatorguinee.com

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